Financier

Les milliards d’investissements dédiés aux start-ups

Un à un, les grands fonds de capital-risque déclarent conclure de nouveaux véhicules d’investissements dédiés aux jeunes pousses de la tech. C’est le cas d’Eurazo et d’Index Ventures qui ont respectivement levé 1, 9 Mds et 3, 1 Mds de dollars. Le second compte investir 900 M de dollars dans « l’early stage ».

En effet, les gigantesques levées de fonds sont encore loin de se terminer. Les spécialistes en capital-risque qui investissent beaucoup d’argent dans les jeunes pousses à travers le monde, et de plus en plus dans le Vieux Continent, en ont encore en réserve. Dernièrement, l’américain Accel faisait part de la conclusion de 3 véhicules d’investissement de 3, 05 Mds dont 650 M destinés aux jeunes pousses « early stage » en Europe et en Israël.

2 autres géants de l’investissement font aussi part de l’injection de plusieurs milliards dans des start-ups. Le premier est l’investisseur français Eurazo qui vient de conclure un fonds de « growth » dans la tech de 1, 6 Mds d’euros. Le second est l’américano-britannique Index Ventures qui lève 3, 1 Mds de dollars, dont 2 Mds versés dans le « growth », 900 M dans « l’early stage » et 200 M dans le « seed ». Ce gigantesque investissement apparaît une année seulement après que le même investisseur ait levé 2 Mds de dollars.

Comment se distinguer ?

Ces 3 mastodontes de l’investissement participent au capital de beaucoup de start-ups prometteuses françaises. C’est le cas d’Accel dans Blabalcar et Doctolib, ou d’Index Ventures dans Alan et Swile, ou encore d’Eurazeo dans Back Market et Ynsect. C’est pour dire que les jeunes pousses françaises intéressent davantage les très gros fonds d’investissement.

La plupart du temps, les gros investisseurs venant du Pays de l’oncle Sam participent par exemple aux tours de tables des start-ups françaises du fait de leur notoriété et des sommes souvent colossales qu’ils peuvent investir. Les fonds de capital-risque français voient pourtant cela d’un mauvais œil, car ils arrivent difficilement à sortir du lot.

Auparavant, les jeunes pousses peinaient à trouver des investisseurs locaux, tout le contraire de ce qui se passe actuellement. Désormais, c’est aux fonds d’investissement de convaincre les pépites de jeunes pousses françaises, qu’importent leurs pays d’origine.

Pour bien développer leurs activités, les fondateurs sont en effet en quête de fonds répondant à leurs besoins. Ceux venant des États-Unis et de l’Asie sont les plus intéressants, car offrent de bons résultats. Cela ne signifie toutefois pas que les fonds français ne peuvent pas assister les grandes start-ups dans leur développement sur le long terme, selon un expert dans le domaine.

L’arrivée des fonds de capital-développement

Une telle compétition risque de hausser les valorisations, ce qui écarte totalement les petits fonds français. C’est le marché qui détermine la valeur des actifs et on n’y peut rien selon un expert dans le secteur. Le travail des investisseurs consiste à investir dans des jeunes pousses qui peuvent évoluer en des sociétés de renommée mondiale. Lorsqu’on décide de s’y mettre, il faut suivre le prix du marché.

Les grands Venture Capital internationaux ne peuvent non plus faire comme ils l’entendent dans les prochains mois. Les fonds de « corporate ventures », ceux attachés à des sociétés de grande envergure et les fonds de capital-développement lorgnent davantage les start-ups. La pandémie et toute la numérisation qui s’en est suivie en sont sûrement à l’origine.

On se demande seulement comment les fonds et les start-ups comptent utiliser ces sommes colossales dans leur environnement. En effet, c’est bien d’avoir des jeunes pousses valorisées à plus d’1 Md, mais il convient aussi de trouver des marchés de même envergure. Le montant ne suffit pas.

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