Pour les actionnaires d’une société informatique, le choix entre une cession et une levée de fonds est difficile. Il s’agit avant tout d’un choix personnel et d’un choix de vie, tant ces deux projets sont profondément différents.
La cession : l’opportunité d’un changement de vie
La vente globale de l’entreprise est une décision majeure souvent motivée par plusieurs facteurs accumulés au fil du temps :
- Les tensions internes : Des relations qui se sont dégradées avec les coactionnaires.
- Le blocage stratégique : Le sentiment d’avoir atteint un plafond de verre dans le développement de la société.
- La concrétisation financière : L’attrait d’un cash-out, c’est-à-dire l’opportunité de transformer une partie de son patrimoine professionnel en patrimoine personnel sécurisé.
- L’usure opérationnelle : La fatigue liée au management quotidien des équipes ou à la gestion des clients.
- La pression sectorielle : L’émergence rapide de nouvelles technologies ou d’une nouvelle concurrence menaçante.
Les bénéfices d’une cession : C’est l’occasion unique de changer radicalement de vie et de quotidien, tant sur le plan professionnel que privé. Cela permet de se désengager définitivement des soucis quotidiens et des lourdes responsabilités de l’opérationnel.
La levée de fonds : le carburant de la croissance
À l’inverse, la levée de fonds s’adresse aux dirigeants qui souhaitent poursuivre l’aventure tout en accélérant. Elle présente des avantages et des contreparties bien distincts :
Les avantages :
- Financer la croissance : Obtenir les capitaux nécessaires pour franchir de nouveaux caps.
- Investir dans le développement : Accélérer la R&D ou le déploiement commercial.
- Augmenter la trésorerie : Sécuriser la structure financière de l’entreprise.
- Garder la main : Conserver une partie significative du capital de l’entreprise.
Les inconvénients :
- La dilution : Elle dilue mécaniquement le capital des fondateurs historiques.
- La gouvernance partagée : Elle oblige à partager le contrôle et la prise de décision au sein de l’entreprise.
- La pression sur les résultats : Elle impose une forte exigence de rentabilité, voire de croissance, avec des objectifs parfois fixés sur le très court terme.
